Guides · Mis à jour en août 2026
Lancet Commission 2024 : quels sont les 14 facteurs modifiables de la démence ?
La mise à jour 2024 de la Lancet Commission sur la démence (Livingston et al., The Lancet, 31 juillet 2024) recense 14 facteurs de vie modifiables associés, ensemble, à près de 45 % des cas de démence dans le monde. Deux facteurs entrent dans la liste en 2024 : le cholestérol LDL élevé et la perte de vision non corrigée.
Le message central de la Commission : une part importante de ce risque collectif se joue sur des gestes accessibles, dès le mitan de la vie — pas dans les seuls gènes. Pour ce que l'histoire familiale change réellement, voir notre guide sur le risque héréditaire.
La liste des 14 facteurs, par période de vie
Tout au long de la vie : niveau d'éducation faible.
Au mitan de la vie (45-65 ans) — la période la plus dense en leviers : perte auditive non corrigée, cholestérol LDL élevé (ajout 2024), dépression, traumatisme crânien, inactivité physique, diabète, tabagisme, hypertension, obésité, consommation excessive d'alcool.
Plus tard (65 ans et après) : isolement social, pollution de l'air, perte de vision non corrigée (ajout 2024).
Ce que « 45 % » veut dire — et ne veut pas dire
Le chiffre est une fraction attribuable en population : si ces 14 facteurs étaient éliminés à l'échelle mondiale, près d'un cas de démence sur deux pourrait être évité ou retardé selon la modélisation de la Commission. Il ne dit pas « vous réduisez votre risque personnel de 45 % » — personne ne peut chiffrer une part individuelle. Il dit que la part qui dépend des habitudes n'est pas vide, et qu'elle se travaille tôt : plusieurs facteurs clés se situent entre 45 et 65 ans, l'âge exact où l'étude Whitehall II mesure déjà une évolution cognitive.
Pourquoi cette liste change la conversation en France
La conversation française sur la mémoire reste largement binaire : « tout va bien » ou « consultation mémoire ». Entre les deux, la Commission ouvre un espace concret — des leviers de vie identifiés, datés, publiés, sur lesquels chacun peut travailler sans attendre un diagnostic ni en craindre un. À l'inverse, la réponse dominante du marché — les jeux d'entraînement cérébral — ne figure nulle part dans cette liste : la littérature sur leur transfert à la vie réelle est négative.
C'est cet espace-là qu'un repère suivi dans le temps vient outiller : observer sa propre tendance, la mettre en regard de ses nuits, de ses semaines actives, de sa vie sociale.
Ce que Stélane en fait
Stélane s'appuie sur cette logique de la Commission : un repère cognitif de trois minutes par semaine, une tendance suivie dans le temps, mise en regard des habitudes qui comptent — sommeil, activité, vie sociale. Pas de score-verdict, pas de promesse : une observation posée, semaine après semaine.
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Pour aller plus loin
Cette page est éducative : elle ne dépiste, ne diagnostique ni ne prédit aucune maladie et ne remplace pas un avis médical. Les chiffres cités décrivent des populations, pas votre situation individuelle. Contenus rédigés avec assistance IA, revus avant publication par l'éditeur.